FR CALVIN
La persévérance à bien faire
Quand on commence à bien faire les choses, des influences extérieures ou intérieures peuvent nous freiner. Parmi celles qui viennent de l’intérieur, il y a l’autosatisfaction. Lorsqu’on est acclamé, on peut devenir orgueilleux, et cesser de progresser.
Chacun de nous a un message à transmettre, mais l’Assemblée aussi a un message essentiel à faire passer : celui de l’unité. Comme il est écrit : « Le peuple se leva comme un seul homme… » Juges 20:8. C’est également le message que le Seigneur Jésus a toujours transmis : « Moi et le Père, nous sommes un » Jean 10:30, et « Nul ne vient au Père que par moi » Jean 14:6. En tant que disciples, nous sommes à l’école de Christ pour apprendre.
Il existe de nombreux rassemblements et organisations, mais le message véritablement puissant est celui de l’unité.
L’apôtre attire notre attention : « Christ est le chef de l’homme, l’homme est le chef de la femme, et Dieu est le chef de Christ » 1 Corinthiens 11:3.
Et comme pour Moïse, Dieu nous appelle à agir selon le modèle Hébreux 8:5.
Dieu, en tant que chef, a montré l’exemple à Christ. Il l’a aimé, a été patient, et l’a guidé.
De même, les frères doivent apprendre à être des chefs, non pas de naissance, mais par l’apprentissage : montrer l’exemple, aimer, être patients et savoir conduire.
Quand Christ a crié sur la croix « Mon Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? », Dieu n’a pas cédé à l’émotion. S’il l’avait fait, nous ne serions pas aujourd’hui bénéficiaires du salut.
De la même façon, les frères ne doivent pas laisser les sentiments ou les colères dominer dans leur foyer.
Le peuple d’Israël a désiré autre chose que ce que Dieu voulait, et Aaron a cédé en fabriquant un veau d’or. Le chef doit être une sentinelle : il avertit pour sauver de la mort. Ézéchiel 33:6.
Les sœurs, quant à elles, doivent reconnaître que l’homme est chef, non pour dominer, mais pour conduire. Elles doivent accepter volontairement cette conduite, comme Jésus a toujours agi selon la volonté du Père. Ève, elle, a agi sans consulter son mari, et nous en subissons encore les conséquences.
L’homme, chef selon Dieu, ne domine pas. Il sert avec dévouement, en étant un exemple. 1 Pierre 5:1-5. S’il apprend à se soumettre à Christ, il verra naturellement la soumission de la femme. C’est ainsi que le message d’unité deviendra réel autour de nous.
Pour construire l’unité, il faut abandonner nos opinions personnelles et nos frustrations, et s’humilier. Jésus est resté humble, et l’unité avec le Père a été préservée.
Satan, en s’élevant, a été rejeté. Ève, en agissant seule, n’a pas reflété l’unité.
Laissons donc l’Esprit prendre la place, car c’est lui qui nous conduit dans la vérité.
Si nous apprenons à vivre l’unité, nous nous soumettrons aussi à elle. L’unité ne vient pas d’une contrainte extérieure, mais d’un cœur transformé. Quand on est uni, on se parle à cœur ouvert. Si nous marchons dans cette direction, Dieu ajoutera à notre milieu ceux qui veulent être sauvés. Les frustrations existeront toujours, mais nous devons apprendre à les dominer.
Remercions Dieu pour la grâce qu’il nous donne de vivre cette unité où l’humain s’efface pour laisser place au spirituel. Un homme spirituel se juge lui-même. Ainsi, quand une remarque est faite, elle ne crée pas de querelle, car le Seigneur l’a déjà révélée au cœur.
S’il y a des conflits, c’est souvent parce qu’on se juge peu, ou pas du tout.
Apprenons l’unité.
ASSEMBLEE DE PARIS